Theatre-cont.net/biographies/W.-M.
Auteurs.contemporain.info/w.mouawad/
Wikipedia.org/wiki/Wajdi_Mouawad
Celebre/biographie/wajdi-mouawad
Cead.qc.ca/repw3/mouawadwajdi.htm
Fluctuat.net/1317-Wajdi-Mouawad
Libanvision.com/mouawad_theatre.htm
Natsdebiblio.net/mouawadwajdi.html
Theatreonline.com
à propos des Trois sœurs de Tchekhov : Nac-cna.ca/fr
La-plume-francophone.over-blog.com/
Avignon 2009 : La Trilogie
Interview : comment devenir acteur |
Littoral
Fabienma.club.fr/
Incendies est le second volet d’une « tétralogie de la mémoire », amorcée avec l’écriture et la mise en scène par l’auteur de Littoral (1997), suivi de Forêts (2003) et de Ciel(s), encore inachevé : une quête des origines qui entremêle l’histoire d’un peuple, d’une famille et la formation de l’individualité.
Québec, an 2003. Nawal vient de mourir, après des années de silence. l’histoire commence avec ses dernières volontés, adressées à jeanne et simon, ses enfants jumeaux. mais l’histoire, à son origine, c’est peut-être celle d’une jeune fille qui, à peine sortie de l’enfance, tombe la tête la première dans la vraie vie et porte en elle un amour adolescent et un enfant, juste avant que sa vie ne se brise. Incendies serait alors l’histoire de Nawal et d’un acharnement à lire, écrire et penser pour donner un sens à ce qui la dépasse. aussi l’histoire commence-t-elle avec un territoire déchiré par une guerre civile et occupé par une armée ennemie…
Forêt
Theatre-danse.fluctuat.net/blog/
Actualite/interview-mouawad-forets-theatre-71-519.php
Assoiffés
Theatre-contemporain.net/spectacles/Assoiffes/
www.culture.fr
www.info-culture.com
Ciels
Avec Ciels, je me suis peut-être rendu-compte, des… – mais je dis le terme… c’est compliqué mais je me suis peut-être tout simplement rendu-compte – des naïvetés qu’il y avait dans Littorals, Incendies et Forêts, mais quand je dis naïvetés, c’est pas péjoratif, c’est-à-dire que pour moi, je crois que le lieu de la tristesse, c’est justement le lieu de… lorsque la naïveté s’arrête, lorsqu’on se retrouve arraché à la capacité de croire au premier degré, comme ça. Et dans Ciels, je me suis rendu-compte que, à cause de ce que j’écrivais, de la manière avec laquelle j’écrivais, de la manière avec laquelle ça sortait, je me suis dit « tiens ! », c’est comme si je réalisais que je cessais de croire à quelque chose qui m’avait pourtant tenu pendant très très longtemps. Donc c’est pas tant une contradiction que plutôt une sorte de… d’éloignement encore plus fort de… l’enfance, de la… de l’osmose avec l’univers ; là on est vraiment dans un monde absolument froid, c’est-à-dire, Littorals, Incendies et Forêts se passent souvent à l’extérieur, ils sont souvent les pieds dans l’eau, ils sont perdus au milieu d’une forêt ou bien ils sont au milieu d’un désert... les éléments sont toujours, toujours là, on évoque les étoiles tout le temps dans Littorals, Incendies et Forêts… le vent se lève, le vent se couche, ça repart, ça revient. Là, non, et ça commence comme ça d’ailleurs, il y a un personnage qui arrive et qui dit : « Ici il n’y a rien qui a tenu », dans le lieu où il se trouve, « ni plantes, ni oiseaux, ni canaris, tout ça est mort au bout d’une semaine, il n’y a que de l’humain et des statues, voilà et puis… il y a rien ! ». Et donc cet espèce d’exil encore renforcé par rapport à la nature, par rapport aux éléments, traduit peut-être, justement, un sentiment qui, peut-être, chez moi, n’est pas vécu comme une…en contradiction mais comme une découverte, comme si je découvrais, au fond que je me suis encore plus éloigné… c’est-à-dire que moi qui croyait que le théâtre allait pouvoir me ramener à cette…à ce pays où l’on n’arrive jamais qui est celui de l’enfance – mais je me suis dit qu’au moins avec le théâtre j’allais pouvoir m’y rapprocher – je me rends compte que, précisément, le théâtre n’a fait que m’en éloigner ; et c’est peut-être là le constat, pour moi, personnellement, le plus contradictoire, le plus difficile, je dirais ; d’autant plus que ça se termine pour moi. C’est-à-dire, je ne me vois pas faire du théâtre toute ma vie, parce que je… il y a quelque chose qui est différent, c’est-à-dire, je me vois plutôt, avoir, dans un rapport de fin, c’est-à-dire Littorals, Incendies et Forêts, ça fait quinze ans que je fais ça, Ciels se termine et cette fin est totalement déstabilisante pour moi, parce que moi qui croyait pouvoir terminer sur un rapport extrêmement consolant, je ne termine pas sur un rapport consolant, je termine sur un rapport plutôt… ouais… solitaire, assez solitaire.
Wajdi Mouawad, Conférence de presse, 16 juillet 2009 / Festival d’Avignon |